Bray-Dunes droit de réponse... ou droit d'en rire... tant de choses sont...

La Voix du Nord du samedi 18 avril 2009
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Depuis belle lurette, le Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres a changé d’optique et de façon de gérer les espaces naturels qui leur sont confiés, et en particulier nos dunes.
Fini de penser que les dunes resteront celles que nous avons connues et fréquentées depuis notre plus jeune âge, je parle de la génération d’avant l’arrivée du Conservatoire.
D’ailleurs le Conservatoire, ne se cache plus de dire que son nouvel objectif est de créer dans nos espaces dunaires une biotope ( Milieu biologique déterminé offrant des conditions d'habitat stables à un ensemble d'espèces animales ou végétales ) pour y accueillir des espèces (animales et végétales) qu’ils veulent préserver, voire implanter, et qui sont autres que celles qui étaient prépondérantes dans le milieu dunaire, par exemple le lapin de garenne.
On parle alors plus facilement de gastéropodes « petits escargots », de batraciens « crapauds calamites », de tritons, de lézards, d’insectes, de renards ..etc..
On a bien compris que les dunes, en particulier les dunes blanches sont appelées à disparaître, et elles ont effectivement, pour la plupart, disparues, remplacées par une végétation dense ne permettant plus la divagation, telle qu’on aimait la pratiquer, et qui avait l’avantage de garder les chemins et les espaces ouverts, en particulier ceux qui menaient aux petits coins de paradis où l’on aimait rester assis à regarder et à respirer nos dunes et nos garennes.
Toutes ces espèces animales et végétales qui ont, soit disant, été découvertes, nous les avons rencontrées, hormis le renard, et ce, « sans en faire un plat », comme on dit.
Pour autant faut-il que rien ne soit fait pour éviter l’étouffement de la dune par une végétation devenue trop dense !
Je pense que non, et il est vrai que seul le débroussaillage permet de recréer des zones ouvertes.
Il faut agir, mais pas n’importe comment.
De grâce, pas comme on peut le voir à deux pas de chez nous, en Belgique.
Broyer les végétaux, abattre les arbres pour permettre la naissance d’un autre substrat permettant de créer des pâtures afin d’y importer des animaux (moutons, chevaux, ânes ..) qui n’ont rien à voir avec le milieu dunaire. Poser alors des clôtures, du barbelé, créer des enclos qui empêcheront « l’homme » d’accéder aux espaces dunaires.
Créer comme il est communément dit, un sanctuaire en excluant toute activité humaine, je ne pense pas que c’est ce que souhaitaient les Bray-Dunois, alors que, pour préserver leurs dunes, ils avaient tiré la sonnette d’alarme et appelé à l’aide.
Il est vrai que nos avis n’intéressent aucunement les « acteurs privilégiés » de tous ces programmes écologiques présentés comme étant hautement prioritaires. Toutes les péripéties du montage des différents dossiers dont, par exemple, Natura 2000, le démontrent bien.
Il y a donc peu d’espoir de se faire entendre et de changer quelque chose.
Quoique !